Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 21:43
Deep far across my own land,
There’s a place that nobody sings to me…
                                                     Not like you did.
It is made of secret dreams,
Whispering in my ears a lot of things…

And never shine the sun on this ground,
It’s always in the night, my little,

Black flowers velvet garden,
Is my lonely fragile fortress
Black flowers, under the trees,
Spread perfumes and cosy shadow

It’s the only place where sometimes,
I can feel your soul just at my side.
Sitting on a piece of perfection
We could speak of love until the end.
                                                    Why couldn’t we…

And to the trees from the poor grass,
Everything is dark in my own,

Black flowers velvet garden
Never lies to you as I’ve done.
Black flowers, soulless and soft,
Like doves of dark angels on the ground.

Under a star of lucky moon,
Waiting for its death is my own,

Black flowers velvet garden,
Is the only place I feel safe,
Black flowers, wonderful stars,
Sometimes shade a tear of ink for us.

link to the song  :    www.myspace.com/sometimesmusique
Par Vincent-Anton
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:50
Lucas marchait dans les rues de Paris, et derrière lui, les ténèbres avançaient.

Oh, le rythme implacable de tes pas sur le pavé ;
Quand vole au vent ta jupe comme une fleur embrasée,
Me retournant je croise le fer de tes yeux.

Je souhaite une flamme mais rien ne brûle.
Alors, quoi ? Attendre en vain l’Apocalypse,
Et demeurer faible en patience ?

«  Non, désespoir, putride réconfort, je ne veux pas me repaître de toi. »
Ni citer toute ma vie des amis inconnus.
Il me faut un sang d’encre chargé de forces.

Je suis perdu. Dans les limbes du passé, dans les larmes.
« I’m Lost. »
Par Vincent Anton
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:49
Quand des amis troublés à voir un inconnu, parc qui sautille et scintille dans un tremblement de l'été froid. Au détour, une petite fille, une vieille, un chapeau qui s'envole au vent. Discussions à l'ombre des tours. Couleurs de verre, pastels, tons de l'ancien régime qui se rappelle à eux comme un endormi ronchonnant et se retournant. Les angles d'un chemin de ces interlocuteurs, sur un parvis public, se croisent aux futaies. On est dans le calme.

Crissement des pas sur les graviers ; il paraîtrait presque normal de croiser un des Grands, avec son monocle et sa canne, et pourtant au loin les coupoles du moderne étincellent. Un avion qui survole une ville dans le temps, qui se meut et se regarde avec émerveillement ou lassitude. Tant de siècles qui voient ces deux promeneurs passer.

Et ils parlent. Donner un sens à tout cela le sourire aux lèvres, sereins, dans le soleil. Puis le temps se couvre. Emportées les odeurs de crêpe et les couleurs sauvages. La première goutte tombe dans un bassin, mais qui s'en aperçoit ? Bientôt l'averse fait rage et fracasse le miroir ; mais il reste un rire de gamine dans l'air, qui vainc tout ; les deux promeneurs se hâtent en riant : sous un porche ou la lumière manque, ils poursuivent le débat.

Lignée héréditaire d'intelligence urbaine, ou chacun est un petit Voltaire. Qui songerait à appeller ça vanité ? Ce ne sont que mansardes et monuments. Un poids de l'Histoire qui chante sous la pluie, qui hurle dans le vent, à travers toutes ces fenêtres, des mots, des idées, qui ne sont pas importantes en soi mais par leur procédure d'apparition.

Ces deux promeneurs repartiront sans doute ; vers on ne sait quoi ; ils ont trouvé l'avant, ils trouvé Paris, ils ont trouvé... quoi ?
Par Vincent Anton
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:47
Comme un cercueil en marbre, comme ces pistolets moulés sur mesure pour la main d’un tireur d’élite.

Comme une image parfaite de la matrice ; on s’allonge, on s’enveloppe, et le matériau nous englue ; toute notre chaleur s’y diffuse. En même temps s’en vont, nos pensées, notre volonté, et le froid qui engourdit, de sorte qu’on ne regrette rien, ou plutôt tout sans vraiment mettre le doigt dessus.

Souvenir doux et amer des cheveux longs et des cendres dans le lit dont on n’a toujours pas déclaré l’indépendance. J’ai failli à ma tâche.

Echec et mat sur les idées ; quand tu me réponds, je ne comprends plus ma question.

Une grande flamme rouge au bout d’une allumette peinte en noir, mais c’est l’allumette qui fume.

Miracle biblique ; la flamme ne consume plus son propre matériau, son propre support. En fait, la flamme EST son propre matériau, et son propre support.

Rabâchage nauséeux des vieux bouts de cigare ; résignation, sagesse, compromission, maturité… ?

Choc des cultures ; maturité intense jusqu’à la folie dans des désirs d’enfant. Née avec la conscience de toutes les sorcières mortes avant toi.

La sorcière idéale c’est toi, femme libre, rebelle, savante, insaisissable, volontairement et sciemment périphérique.
Mais quel salut pour les gens comme toi. Quel salut ?
Par Vincent Anton
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:46
Oui, Chapitre II ou comment apprivoiser sa propre nuit d’angoisse.

Première étape, Internet. Un filament bleu, clignotant, me relie à un monde déshumanisé. Me permet d’écouter de la musique qui accompagne mes pensées, les dressent les unes contre les autres. Tout sauf le silence. Tout sauf ces questions obsédantes.

Le vide est en moi. J’aurai aimé, j’avais aimé, naviguer sur lui, seul dans la tourmente, mais il a pris une forme perverse et à présent, je suis vidé de mon âme propre, sali, dénaturé, je me sens plus qu’inutile, je n’ai plus envie de l’être, je n’ai plus envie de me battre, je n’ai plus envie de réfléchir, de bouger, je n’ai plus envie d’aimer, je n’ai plus envie de croire, je n’ai plus envie de parler.

A l’inverse, j’ai envie de tuer, j’ai envie d’être sombre. J’ai envie d’une violence sans humain.
Alors que me reste-t-il ? Des fantasmes de feu, qui, toujours, sont vidés de sentiments, vidés de sens. Je fuis les sens, ils ne s’enflamment plus. Il me reste les jeux vidéos, de ceux ou la violence est élevée au rang de justification à l’acte. Que suis-je en train de devenir ?

Pourrais-je le crier, comme avant je criais l’inverse ? Pourrais-je dire à quel point ce monde me dégoute ? A quel point je ne crois plus en lui, à quel point je n’arrive plus à le vivre ? A quel point ces phrases sont entachées d’immaturité et de pauvreté de style, tant et tant que je me sens imposteur de me prétendre écrivain.
Sachez-le. Je ne suis rien.

Quand vous me parlez, je décroche, quel que soit le sujet. Quand vous me parlez, je me dégoute moi-même de ne plus comprendre ce qui vous motive. Ne m’attachant aucune valeur, aucune importance, aucun élément faisant de moi, et de façon décisive, quelqu’un de différent.

Since I’ve been loving You.
Pas assez de rock dans ma vie, peut-être ?

Alors les heures passent doucement, illuminées par un écran rétro-éclairé sur lequel se dessinent des formes qui parfois serrent mes mâchoires, parfois font couler mes larmes. Désormais muni d’écouteurs, ultime accessoire de l’autiste social, je peux veiller, nuit après nuit, dans le froid courant d’air qui se faufile sous la fenêtre. Parler avec des gens qui habitent à l’autre bout de la terre, me réfugiant derrière l’ordinateur pour leur dire qu’évidemment, « tout va bien ».
Avec son ptit tra, la, la.

La ruée vers l’Espace. Tout ça me donne envie de rire jaune.

Faire un livre pour dire que la vie ne sert à rien ? Je ne me contemplerai pas en train de commettre cette horreur. Phrase-Pièce rapportée.
Par Vincent Anton
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